Maladies

Les pesticides chimiques doivent être bannis de tous nos jardins! (Les pesticides regroupent les herbicides, les insecticides et les fongicides).

Ils polluent l’eau, l’air, le sol. Ils ont un impact sur l’environnement et la santé. Leurs dommages sont tels que rien ne peut en justifier l’emploi.

Chacun doit avoir à l’esprit que :

La France est le 3ème consommateur mondial de pesticides et le 1er en Europe.

On estime à environ 1000 tonnes les pesticides déversés chaque année pour un usage non agricole par les PARTICULIERS (56%) et les COLLECTIVITES y compris la SNCF (44%).

Pour supprimer tout recours aux pesticides, il faut agir préventivement, restaurer l’harmonie du jardin et les équilibres naturels durables qui seuls permettent d’avoir de belles roses dans le respect de notre environnement.

Une plante en bonne santé résiste mieux aux attaques d’insectes et aux maladies.

Pour cela nous devons appliquer 6 principes à nos rosiers:

a) Choisir des variétés naturellement résistantes

b) Leur offrir un milieu qui soit le plus accueillant possible : un sol lourd, profond et argilo limoneux et une fumure équilibrée

Les rosiers doivent recevoir 2 fois dans l’année une fumure équilibrée, fumure organique que l’on pourra légèrement enrichir en azote potasse, acide phosphorique sans oublier magnésie et oligo-éléments.

c) Eviter les massifs monovariétaux dans lesquels les maladies et les attaques d’insectes se propagent très rapidement.

Associons le plus souvent possible les rosiers avec d’autres plantes vivaces ou arbustives. Grâce à l’effet de « barrière sanitaire » les maladies se propagent plus difficilement, la bio diversité est favorisée et les équilibres naturels qui s’installent sont des garants à long terme de la santé de nos rosiers.

d) Appliquer des préparations à base de produits naturels (prêle, ortie, ail, consoude,…). Tous ces produits ont une action préventive qui favorise les mécanismes de défense des plantes.

e) Bannir définitivement les désherbants chimiques : pour limiter la prolifération des « herbes folles » (il n’y a pas de « mauvaise herbes »), protégeons les sols par le paillage ; le paillage peut être organique ou minéral. Organique comme les écorces de fève ou de cacao, copeaux de bois (le fameux BRF Bois Raméal Fragmenté), fumier composté, paille de lavandin dans notre région…

Liserons, prêle et chiendent sont enlevés à la gouge à asperge ou à l’aide d’une sardine de campeur.

f) Supprimer insecticides et fongicides : si nous évitons l’usage des insecticides nous verrons très rapidement apparaître des cohortes d’insectes auxiliaires (coccinelles, syrphes, chrysopes …) qui supprimeront pucerons et araignées rouges, aidés par quantités d’oiseaux (mésanges, fauvettes, moineaux…)

Tous les principes précédents sont appliqués par les Roseraies du Parc de la Tête d’Or à LYON qui a banni dés 2004 les insecticides et acaricides, les désherbants ;

Le jardin est un espace vivant dont les équilibres ont été profondément affectés par l’usage des produits chimiques. L’adoption de méthodes respectueuses de notre environnement, privilégiant les équilibres naturels à long terme demande de l’attention et de la patience.

En cas d’attaque massive d’insectes, faire confiance à la nature !

Ne jamais oublier que la lutte entre insectes ravageurs et insectes prédateurs passe par des phases de déséquilibres successifs qui forment globalement un équilibre naturel: les larves de coccinelles n’apparaissent que lorsqu’il y a suffisamment de pucerons pour les nourrir, donc d’abord beaucoup de pucerons sur vos rosiers ; lorsqu’il n’y aura plus de pucerons la population de coccinelles va décliner et ainsi de suite.

Si le problème posé nécessite exceptionnellement un traitement utiliser seulement des produits d’origine végétale, le pyrèthre par exemple, efficace contre les pucerons, les cicadelles et les aleurodes.

Le problème des insecticides quels qu’ils soient est qu’ils ne sont pas sélectifs : ils détruisent ravageurs et les auxiliaires. Ils doivent donc être bannis définitivement. Pour limiter la prolifération de pucerons et ce de façon exceptionnelle utiliser une préparation à base de savon noir (1 cuillère de savon noir, 1 cuillère d’alcool à brûler, 1 cuillère d’huile de colza pour 1 litre d’eau)

Pour le traitement de l’oïdium et autres maladies du rosier, JC Nicolas préconise le traitement par l’extrait de pépins de pamplemousse : 50 gouttes de CITROPLUS dans 1/2 litre d’eau (en concentration 800) Traiter dès que les rosiers démarrent sur les bourgeons. Cela marche également sur de l’oïdium installé. On achète cet extrait dans les magasins bio.

On pourra également pulvériser du souffre.

En cas de cochenille, faire un traitement en hiver à base d’huile blanche qui détruira œufs et larves.

Par précaution, on peut appliquer après la taille et avant le démarrage de la végétation un traitement à la bouillie bordelaise, à utiliser là encore avec modération, qui éliminera les spores des champignons présents sur les végétaux et aussi sur le sol.
Cette opération permet de limiter les développements ultérieurs des maladies.

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